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Oser sauter

Renée Rivest* nous invita à fermer les yeux et à visualiser une belle prairie fleurie. Elle nous fit remarquer qu'elle était en pente et nous proposa de nous mettre en chemin vers le sommet. Là-haut, la vue devait être grandiose et elle nous incita à presser le pas. Elle nous poussa à courir, de plus en plus vite. Tout en haut c'était une falaise, elle nous exhorta à sauter !

sauter

Après quelques secondes de silence, elle nous proposa d'ouvrir les yeux et pris le temps d'accueillir ce que nous venions de vivre.

Tout le monde avait-il sauté ? Non, quelques-uns avaient refusé.
Que s'était-il passé pour les autres ? Ils avaient ouvert leur parachute, d'autres s'étaient découvert des ailes...Moi je tombais encore et je trouvais qu'elle était gonflée de nous pousser de la sorte !

De fait, la conférencière cherchait à nous inciter au courage d'affronter les émotions. Elle interrogea encore : certains sont-ils morts ? Oui. Est-ce grave ? Non.

Voilà une belle métaphore pour inviter à oser la méthode TIPI* face à des émotions qui semblent disproportionnées ou anormalement récurrentes : on ne meurt pas de se confronter à une émotion, pas plus que de se confronter à la souffrance.

On ne meurt pas de laisser monter une émotion

Alors quand l'émotion arrive : fermons les yeux et laissons-là monter. Observons les sensations dans notre corps. Attachons-nous à les regarder évoluer, se déplacer, peut-être s'amplifier, prendre des proportions... et disparaître !

Une à deux minutes. Il n'en faut pas plus à notre cerveau pour dégrader chimiquement une émotion et nous ramener au calme plat. Sincèrement, ça mérite le courage de fermer les yeux et de le laisser faire.

Nous avons au contraire beaucoup à y gagner !

Un mail venait d'arriver et je bouillonnais de colère. J'ai fermé les yeux. Je n'ai pas remarqué grand chose mais le calme est revenu. Ce qui m'a bluffé dans cet exemple c'est que non seulement le bouillonnement n'est pas réapparu dans les heures qui ont suivi, mais en plus ce bouillonnement si récurrent chez moi jusque-là a disparu de ma vie !

Et vous, quel grand saut aimeriez-vous oser ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

(*) j'évoque ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir : "Le courage d'être soi, un magnifique vertige !"

(**) Une méthode proposée par Luc Nicon suite à sa découverte d'une capacité naturelle de régulation émotionnelle

La mouchitude

Maximilien Brabec* était venu nous parler d'innovation et il tenait à nous faire comprendre que nos connaissances nous empêchent d'innover. Alors il relata une expérience : celle de la mouche et de l'abeille.

Mouche

Imaginez un tube dans lequel on fait entrer une abeille. Très vite l'abeille apprend qu'il y a une sortie à l'autre bout pour s'échapper et dès qu'on la fait entrer dans le tube elle file vers la sortie.

Lorsque l'on réalise la même expérience avec une mouche, elle vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par arriver à la sortie. Lorsqu'on renouvelle l'expérience, tout se passe de la même manière. Elle n'apprend pas mais finit toujours par sortir.

Bien sûr vous trouvez qu'il est plus intéressant d'être une abeille. Vous trouvez la mouche bien bête.

Attendez, il y a une suite à l'expérience. On obture la sortie avec une plaque de verre et on recommence.

Ce que nous avons appris nous empêche de nous adapter

L'abeille fonce à la sortie et se cogne impuissante. Elle insiste et reste prisonnière dans le tube.

La mouche vole en tout sens, se cogne partout et, tout à fait par hasard, finit par revenir à l'entrée et s'échapper.

Certes ce n'est pas sympathique pour l'abeille mais la vie est-elle toujours sympathique avec vous ? Ne vous arrive-t-il pas d'essayer encore et encore, toujours de la même manière ?

Alors face à ce constat, préférez-vous continuer à faire l'abeille ? Pourquoi n'essayeriez-vous pas n'importe quoi d'autre ? Une fois, deux fois, dix fois... n'importe quoi jusqu'à ce que ça marche ! Auriez-vous peur de passer pour une mouche ?

C'est le moment d'essayer n'importe quoi d'autre

Maximilien Brabec a donné des noms à ces deux attitudes : l'abeillitude et la mouchitude.

Quel est cette situation où vous vous obstinez dans l'abeillitude ? Quand décidez-vous d'oser la mouchitude ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

(*) j'évoque ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 28 mars 2019 : Comment rendre l'entreprise performante en désapprenance ?

Cinq ans

Fin 2014

  • Je prenais un virage professionnel. C'était le moment d'oser me lancer pour accomplir ce que je savais être ma mission : accompagner.
  • Je quittais mon emploi et je partais à l'aventure de la création d'entreprise.
  • Je vous souhaitais la bienvenue sur ce blog avec l'idée d'y témoigner de ma transformation et de ce qui me passionne dans mon métier.

Portrait de Paule

Cinq ans déjà

... et je me réjouis chaque jour de ce qui advient : ce que j'avais imaginé et aussi tout ce qui s'est présenté en bonus, que je n'osais espérer.

  • Ainsi je suis coach comme prévu... et aussi thérapeute.
  • J'accompagne sur des objectifs concrets... et aussi vers un mieux vivre global.
  • Je suis certifiée par la Fédération Internationale de Coaching... de niveau 2.
  • J'accompagne individuellement... et aussi au travers de nombreux ateliers.
  • Mes compétences pour l'orientation me permettent d'accompagner de très nombreux jeunes... et aussi de former les professeurs principaux des collèges et lycées.
  • J'aide les autres à s'épanouir... et je progresse moi aussi à grand pas !

Je m'émerveille de tout cela et j'en suis pleine de gratitude.

Un grand merci à vous

... pour votre soutien, la confiance que vous m'accordez et vos témoignages que l'épanouissement est possible !

Et vous, que pourriez-vous célébrer ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr