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Avez-vous tendance à donner beaucoup de vous-même ? Vous arrive-t-il d’avoir l’impression de donner trop ? De ne pas avoir assez en retour ?
Et si effectivement, il y avait un déséquilibre dans votre façon de donner ?
J’ai participé en septembre 2024 à une journée intitulée Regards croisés sur le don. Elle rassemblait des personnes impliquées pour des causes multiples et sous des formes variées. Elle avait vocation à mettre en valeur le don, à en révéler tout à la fois l'utilité et la noblesse.
Une belle journée certes, mais une petite voix en moi me taquinait. Ma connaissance du milieu caritatif m'a en effet éveillé à l'idée que tout élan de générosité ne produit pas que du bon. Par exemple, il crée parfois de grands désordres dans l'économie du pays qui en bénéficie.
Ce sujet est très délicat à aborder. Cela risquerait de froisser les bonnes volontés. Je m'en tiendrai ici à questionner le don de soi : comment je donne et quelles motivations ?
Etes-vous prêt pour cette exploration ?
Travailler sur soi, est-ce que ce n'est pas se donner trop d'importance ?
Certains critiquent ainsi tout ce qui s'apparente au développement personnel. Ils y voient de l'égocentrisme.
Et si c'était tout le contraire ? Et si travailler sur soi, c'était avoir le courage de se remettre en question ? Et si ça conduisait à être plus ajusté dans les relations ?
Et si travailler sur soi conduisait ceux qui nous entourent à se réjouir de notre évolution ?
Et si c'était finalement altruiste ?
De l'intention au résultat
Pour travailler sur soi il faut effectivement avoir envie de le faire pour soi. Sinon cela n'ira pas loin.
Notre monde est en pleine transformation : les repères d'hier s'effondrent un à un et de nouvelles données s'imposent à tous. C'est très inconfortable, du moins tant que nous restons accrochés aux repères d'hier.
Maximilien Brabec, lors d'une conférence, attira notre attention sur le fait que l'on entend de toute part qu’il faut s'adapter. D’après lui, ce que cela génère n'est pas pertinent.
D'abord, l'injonction « il faut » n'a jamais donné envie à personne de se mettre en mouvement. Au contraire, c'est une pression, un stress, et d'emblée cela nous prive d'une part de nos ressources. Nous avons pourtant besoin de toutes nos ressources face à un tel défi !
Par ailleurs, nous avons bien mal compris Darwin. Aucune girafe n'a vu grandir son cou pour manger plus haut. C'est simplement que, parmi les girafons, ceux au plus long cou ont mieux mangé, mieux prospéré. Alors progressivement on a constaté que le cou moyen de la girafe était plus grand.
On sait bien que ça ira mieux si on accepte ce qui nous fait râler – cet imprévu qui contrarie notre beau projet, ce trait de caractère si pénible de notre collègue, cette fin de non-recevoir qui nous oblige à trouver une autre solution – oui, on sait que ça ira mieux si on accepte ce qui est, mais c’est si difficile !!
Pourquoi devrions-nous accepter ce qui nous fait râler ? Tout simplement parce que c’est la réalité, comme la pluie qui mouille. C'est la réalité !
Accepter, parce que c'est la réalité
Prenons l'exemple de cette grande fête que vous préparez depuis des mois. Elle doit se dérouler en plein air et voilà que la journée s'annonce pluvieuse.
L'avez-vous remarqué ? Souvent, sans qu’on y prenne garde, de nombreuses pensées négatives prennent de la place dans notre esprit. Parfois même elles s’enchaînent les unes derrière les autres comme un discours bien rodé.
Si vous en avez fait le constat, c’est déjà super, une précieuse prise de conscience. Et si cela vous a donné envie d'y remédier, de faire cesser ce flot négatif et de choisir des pensées plus agréables, alors là bravo !
De fait, c’est possible de reprendre la responsabilité de ses pensées et cela peut produire des résultats impressionnants. Découvrez l'histoire de Guénola.
Je rentrais d’un séminaire sur le thème de l'abondance : une semaine à l'écart du temps, dans un lieu magnifique, entourée de bienveillance. Je me sentais vraiment portée par cette expérience.

