Pont-à-Mousson, Nancy, Metz et à distance

Chemin dans la dune

Pro

  • Les artisans prennent soin de leurs outils : le boucher affûte régulièrement ses couteaux ; la peintre nettoie avec soin ses pinceaux et rouleaux ; le paysagiste révise son matériel avec rigueur...

    Dans les métiers de l’accompagnement (coaching, psychothérapie, relation d’aide), notre principal outil de travail c’est nous-même. C’est pour cela que nous devons en prendre grand soin !

    Ceux qui nous ont enseigné notre métier nous ont sensibilisés à cela. La déontologie de notre métier nous le rappelle. Mais c’est surtout avec l’expérience que nous comprenons mieux l’importance de prendre soin de nous.

  • On dit que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. Est-ce que vous vous reconnaissez ?

    On peut parfois constater avec humour qu’il y a un peu de ça dans l’un ou l’autre domaine de notre vie. Tant pis pour nous, du moment que cela n’est pas préjudiciable aux autres !

    En revanche, dans les métiers de l’accompagnement, ce ne serait pas OK.

    Si nous sommes coachs, thérapeutes ou engagées dans la relation d’aide, nous nous devons de prendre soin de nous-même puisque nous sommes notre propre outil pour accompagner les autres.

  • Qu’on se forme au coaching, à la psychothérapie ou à d’autres relations d’aide, on est toujours sensibilisé à l’éthique, la déontologie et l’importance d’une supervision régulière.

    Sur le principe chacun et chacune adhère, mais cela reste abstrait.

    Alors le moment venu, beaucoup de professionnel/les ont du mal à franchir le pas. Elles n’y voient qu’une dépense. Ils reportent à plus tard, quand ils en ressentiront le besoin.

  • Travailler sur soi, est-ce que ce n'est pas se donner trop d'importance ?

    Certains critiquent ainsi tout ce qui s'apparente au développement personnel. Ils y voient de l'égocentrisme.

    Et si c'était tout le contraire ? Et si travailler sur soi, c'était avoir le courage de se remettre en question ? Et si ça conduisait à être plus ajusté dans les relations ?

    Et si travailler sur soi conduisait ceux qui nous entourent à se réjouir de notre évolution ?

    Et si c'était finalement altruiste ?

    De l'intention au résultat

    Pour travailler sur soi il faut effectivement avoir envie de le faire pour soi. Sinon cela n'ira pas loin.

  • Notre monde est en pleine transformation : les repères d'hier s'effondrent un à un et de nouvelles données s'imposent à tous. C'est très inconfortable, du moins tant que nous restons accrochés aux repères d'hier.

    Maximilien Brabec, lors d'une conférence, attira notre attention sur le fait que l'on entend de toute part qu’il faut s'adapter. D’après lui, ce que cela génère n'est pas pertinent.

    D'abord, l'injonction « il faut » n'a jamais donné envie à personne de se mettre en mouvement. Au contraire, c'est une pression, un stress, et d'emblée cela nous prive d'une part de nos ressources. Nous avons pourtant besoin de toutes nos ressources face à un tel défi !

    Par ailleurs, nous avons bien mal compris Darwin. Aucune girafe n'a vu grandir son cou pour manger plus

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  • On sait bien que ça ira mieux si on accepte ce qui nous fait râler – cet imprévu qui contrarie notre beau projet, ce trait de caractère si pénible de notre collègue, cette fin de non-recevoir qui nous oblige à trouver une autre solution – oui, on sait que ça ira mieux si on accepte ce qui est, mais c’est si difficile !!

    Pourquoi devrions-nous accepter ce qui nous fait râler ? Tout simplement parce que c’est la réalité, comme la pluie qui mouille. C'est la réalité !

    Accepter, parce que c'est la réalité

    Prenons l'exemple de cette grande fête que vous préparez depuis des mois. Elle doit se dérouler en plein air et voilà que la journée s'annonce pluvieuse.

  • L'avez-vous remarqué ? Souvent, sans qu’on y prenne garde, de nombreuses pensées négatives prennent de la place dans notre esprit. Parfois même elles s’enchaînent les unes derrière les autres comme un discours bien rodé.

    Si vous en avez fait le constat, c’est déjà super, une précieuse prise de conscience. Et si cela vous a donné envie d'y remédier, de faire cesser ce flot négatif et de choisir des pensées plus agréables, alors là bravo !

    De fait, c’est possible de reprendre la responsabilité de ses pensées et cela peut produire des résultats impressionnants. Découvrez l'histoire de Guénola.

    Je rentrais d’un séminaire sur le thème de l'abondance : une semaine à l'écart du temps, dans un lieu magnifique, entourée de bienveillance. Je me sentais vraiment portée

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  • Est-ce que vous pratiquez la méditation ?

    La question est de plus en plus commune, car les encouragements à méditer se multiplient avec la démonstration des bienfaits qui en résultent. La pratique se développe, avec l'aide d'applications accessibles à tous.

    Personnellement, j'ai longtemps été dérangée par cette question et je n'appréciais pas les méditations guidées qu'on me proposait.

    Jusqu'au jour où j'ai découvert que je méditais de longue date, d'une façon toute personnelle (au départ, pendant des heures, au fond d'une piscine, aujourd'hui en contemplation dans la nature) et avec beaucoup de plaisir.

    Alors j'ai lâché ma première impression et j'ai commencé à m'ouvrir à cette idée. Je vous livre aujourd'hui ce que j'ai appris de la rencontre d'Hermès

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  • Lorsqu'on évoque l'ego dans les échanges courants, c'est souvent pour le montrer du doigt : on parle de gros ego - sous-entendu trop imposant - ou encore de guerre d'egos... L'ego serait-il un ennemi à combattre ?

    Et si, au lieu de le diaboliser, nous apprenions à l'apprivoiser ?

    Car l'ego est en réalité une partie essentielle de nous-mêmes. Il s'est développé pour nous sauver la mise lorsque nous étions en difficulté dans l'enfance. Aujourd'hui il continue à veiller sur nous dans les situations délicates.

    Mais c'est vrai qu'il prend parfois beaucoup de place, qu'il n'intervient pas toujours de manière ajustée. Alors comment l'apprivoiser ? Comment vivre en paix avec lui ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble.

  • Souvent des personnes s’excusent d'un de leur comportement qu'elles n'aiment pas vraiment, en disant : « c’est dans ma nature… ». Alors je m'empresse de leur répondre que, tout au contraire, il s'agit d'un trait de caractère qui n’est ni naturel, ni irrémédiable.

    J'aime ainsi leur donner à entrevoir qu'elles ne sont pas enfermées dans ce constat, qu'elles peuvent imaginer une évolution. Et de fait, nous ne nous réduisons pas à notre caractère.

    Je vous propose un voyage à la découverte du développement de l'enfant, à la rencontre de qui nous sommes vraiment, un voyage où vous repèrerez ce qui découle de notre histoire et ce que nous pouvons faire évoluer.

    Le bébé arrive avec son tempérament, ses singularités

  • Avez-vous parfois l'impression de vous punir vous-même ? De ré-itérer un comportement qui vous fait du tort ?

    Certains adultes racontent comment ils ont traversé leur scolarité dans le rôle de mauvais élève. Redécouvrant après coup leurs capacités, ils comprennent qu'ils ont dévié du plaisir d'apprendre pour ne pas être rejetés par leurs pairs. Le processus s'est joué inconsciemment. C'était un sauve qui peut.

    Se pourrait-il que cette impression de vous faire du tort soit du même ordre ?

    De fait, pour se développer l'enfant a des besoins et ils sont impérieux : se sentir en sécurité, aimé, reconnu… Lorsqu'il ne reçoit pas le nécessaire de son entourage, il n'a pas la capacité de prendre du recul, d'analyser, de comprendre, d'attendre ou d'aller voir

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  • Voilà un moment que vous faites partie d'un groupe, que vous êtes engagée dans une relation, que vous contribuez à une action et vous constatez de loin en loin que cela vous fait du mal. Comment se fait-il alors que vous continuiez ?

    Parce que ce n'est pas si simple n'est-ce pas ?

    Comment faire confiance aux pensées qui nous traversent l'esprit ? Ne sommes-nous pas en train de nous raconter des histoires ? Ne vaut-il pas mieux oublier ?

    Observons ce qui se passe...

    Vous ressentez parfois un malaise, mais vous n'avez pas envie de croire qu'il y a un problème. Vous tenez probablement à ce groupe, cette relation, cette action. Alors vous laissez passer, vous tâcher d'oublier.

  • Avez-vous remarqué combien notre besoin de sécurité est essentiel ?

    Celui qui ne se sent pas en sécurité reste sur le qui-vive. Son attention reste focalisée sur les risques potentiels. Une part de son énergie reste bloquée, indisponible.

    Concernant l'emploi, c'est ce qui, jusque là, conduisait la plupart des salariés à espérer un contrat à durée indéterminée.

    Se savoir durablement en emploi, avec toutes les conditions associées, libérait l'esprit et permettait de se consacrer à d'autres choses (s'engager dans la société, faire des projets…). Mieux encore, certains aspiraient à un statut de fonctionnaire leur garantissant un emploi à vie.

    J'observe beaucoup de changement !

  • Avez-vous parfois l'impression d'être dans le brouillard ? Insécurisant, n'est-ce pas ?

    Il est pourtant des situations où nous sommes contraints à cette réalité : multiplicité des possibles, environnement mouvant, avenir imprévisible.

    Comment passer au mieux de telles difficultés ? Peut-on s'acclimater à de telles circonstances ?

    Franck Pruvost a l'impression qu'il peut nous apporter quelques pistes.

    Il est atteint de cécité. C'est donc son quotidien de naviguer dans le brouillard ! C'est par l'expérience, corporelle et intérieure, qu'il a développe une compréhension des choses et c'est de la même manière qu'il cherche ce jour là à nous transmettre*. Puissant !

  • L'hypnose existe depuis toujours mais on en sait peu de choses, si ce n'est que ça marche, affirme Théo Duverger*.

    L'hypnose permet d'influencer les personnes, que ce soit :

    • pour un spectacle,
    • pour leur vendre quelque chose,
    • pour les aider à atteindre leurs objectifs,
    • pour les libérer d'une phobie ou leur épargner la douleur...

    L'hypnose, c'est l'art de créer un état de conscience modifié. Mais modifié par rapport à quoi ? 

    A vrai dire, nous vivons régulièrement des états modifiés de conscience, par exemple lorsque nous n'avons pas vu passer le trajet en voiture tandis que nous conduisions.

    D'ailleurs, le meilleur hypnotiseur qui soit, c'est celui que nous avons entre les deux oreilles

    ...
  • Savez-vous que les émotions sont là pour nous pousser à l'action ?

    Elles nous alertent sur ce qui ne nous convient pas (manque de respect, danger, perte…) et nous encouragent à y remédier. Elles nous poussent à prendre notre responsabilité. Utile, n'est-ce pas ?

    C'est ce que je transmets à nombre de jeunes et d'adultes à l'université, en coaching et en Gestalt thérapie. 

    De mon côté, j'ai bénéficié dernièrement d'une conférence de Pierre-Marie LLEDO, au coeur des plus récentes recherches sur le fonctionnement du cerveau. 

    Comme tout passionné, il avait beaucoup à transmettre. Toutefois, en bon pédagogue, il a résumé en une phrase ce que nous devions retenir :

    La raison d'être du cerveau est l'action. Allons-bon ! 

  • Vous avez conscience que votre passé explique certaines de vos difficultés ? Vous avez pu guérir des blessures d'enfance ? Tout cela contribue assurément à votre mieux vivre aujourd’hui.

    Et pourtant, guérir de son passé ne suffit pas, il faut encore avancer, apprendre, dépasser…

    Parlons-en !

    Assez spontanément, la personne qui aspire à une vie plus épanouie a commencé à trouver dans son enfance des explications aux difficultés qu'elle vit depuis. C'est un bon début pour ce qui est de reconnaître des liens de cause à effet, un levier pour la suite.

    De nombreuses thérapies permettent aujourd'hui de travailler à guérir de son passé : à panser les blessures et libérer les capacités qui s'étaient bloquées.

  • Aimez-vous les métaphores ?

    Je trouve que c'est particulièrement puissant pour entrer dans la compréhension profonde de ce qui resterait trop conceptuel ou trop abstrait pour nous. J'en utilise abondamment pour moi-même et pour aider mes clients.

    Voyons comment cela pourrait nous aider à comprendre l'empathie !

    Pour nous enseigner l'empathie, Isabelle Goude-Lavarde utilise le théâtre et l'humour. Elle a écrit une pièce* dans laquelle elle joue une journaliste passionnée de haute-couture, et plus particulièrement de chaussures étonnantes ! Elle espérait couvrir un grand évènement dans le domaine mais la voilà envoyée sur une autre mission : s'immerger dans un cours collectif pour faire découvrir l'empathie.

  • Quels sports et autres activités avez-vous pratiqué des années durant ? Et qu'en avez-vous appris pour votre vie d'aujourd'hui ?

    Les étudiants que j'accompagne reconnaissent facilement qu'ils ont beaucoup appris dans les loisirs de leur enfance. Ils sont à l'aise pour mettre en avant les qualités qu'ils y ont cultivé. Inversement, je les encourage à utiliser leurs apprentissages extra-scolaires lorsqu'ils doivent argumenter de compétences requises pour un emploi.

    Quelle expérience évoqueriez-vous par exemple, si vous deviez démontrer que vous savez résoudre un conflit à la source ?

    Comment résoudre un conflit à la source ?

    C'est tout l'art de l'Aïkido et ceux qui le pratiquent s'y entraînent inlassablement, explique

    ...
  • Les coachs rigoureusement formés sont très vigilants à la différence entre coaching et thérapie, mais quelle est-elle ?

    Et pour le client, comment s'y retrouver lorsqu'on envisage de se faire accompagner ?

    Prenons le temps d'éclaircir cette question.

    Les écoles de coaching propose une distinction claire entre coaching et thérapie. Dans le premier cas il s'agit de construire le futur, dans l'autre d'apaiser ce qui vient du passé.