Pont-à-Mousson, Nancy, Metz et à distance

Perso

  • Avez-vous parfois l'impression d'être dans le brouillard ? Insécurisant, n'est-ce pas ?

    Il est pourtant des situations où nous sommes contraints à cette réalité : multiplicité des possibles, environnement mouvant, avenir imprévisible.

    Comment passer au mieux de telles difficultés ? Peut-on s'acclimater à de telles circonstances ?

    Franck Pruvost a l'impression qu'il peut nous apporter quelques pistes.

    Il est atteint de cécité. C'est donc son quotidien de naviguer dans le brouillard ! C'est par l'expérience, corporelle et intérieure, qu'il a développe une compréhension des choses et c'est de la même manière qu'il cherche ce jour là à nous transmettre*. Puissant !

  • Savez-vous que les émotions sont là pour nous pousser à l'action ?

    Elles nous alertent sur ce qui ne nous convient pas (manque de respect, danger, perte…) et nous encouragent à y remédier. Elles nous poussent à prendre notre responsabilité. Utile, n'est-ce pas ?

    C'est ce que je transmets à nombre de jeunes et d'adultes à l'université, en coaching et en Gestalt thérapie. 

    De mon côté, j'ai bénéficié dernièrement d'une conférence de Pierre-Marie LLEDO, au coeur des plus récentes recherches sur le fonctionnement du cerveau. 

    Comme tout passionné, il avait beaucoup à transmettre. Toutefois, en bon pédagogue, il a résumé en une phrase ce que nous devions retenir :

    La raison d'être du cerveau est l'action. Allons-bon ! 

  • Les coachs rigoureusement formés sont très vigilants à la différence entre coaching et thérapie, mais quelle est-elle ?

    Et pour le client, comment s'y retrouver lorsqu'on envisage de se faire accompagner ?

    Prenons le temps d'éclaircir cette question.

    Les écoles de coaching propose une distinction claire entre coaching et thérapie. Dans le premier cas il s'agit de construire le futur, dans l'autre d'apaiser ce qui vient du passé.

    Coaching, construire le futur - Thérapie, apaiser ce qui vient du passé

    • Oser décider de démissionner, de changer de métier, de créer son activité indépendante ? Coaching.
    • Oser animer un atelier sur la
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  • Avez-vous remarqué à quel point l'aventure entrepreneuriale remue les personnes ?

    Elle les pousse à travailler en profondeur pour libérer toutes leurs potentialités. Pour ceux qui avaient l'impression d'avoir déjà bien avancé, c'est une nouvelle et puissante opportunité de déploiement personnel.

    J'en suis moi-même témoin, je le vérifie chaque jour dans mon réseau d'entrepreneurs et j'en prends plus précisément la mesure tandis que j'accompagne de nombreuses entrepreneuses.

    Envie d'illustrations ?

    Elise et le barrage qu'elle a subi

    Elise a créé son activité indépendante mais elle peine à croire dans son projet. Elle propose du conseil mais elle est surtout sollicitée pour des avis entre amis et elle a du mal à dire non. Quant à entreprendre des

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  • On voit assez facilement dans la vie des autres que des histoires se reproduisent :

    Cette amie d'enfance qui se fait toujours avoir de la même façon.

    Ce collègue qui se lance à corps perdu dans ce qu'il entreprend et finit toujours par tout laisser tomber.

    Mais remarque-t-on que bien des choses se reproduisent aussi dans notre propre vie ?

    On n’aime pas trop cette idée qu’on pourrait retomber dans le même panneau. On aimerait croire qu’on apprend de nos expériences !

    Apprendre de nos expériences

    Et c’est bien ça le sujet : si des histoires se reproduisent dans notre vie, c’est que nous n’avons pas tout appris de l'expérience. Alors la vie nous remet en situation, elle nous propose une expérience semblable, une nouvelle opportunité

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  • Avez-vous remarqué combien l'argent active des pensées et des comportements automatiques ?

    L'argent ne tombe pas du ciel. L'argent ne fait pas le bonheur. L'argent corrompt.

    Il n'aura pas un sou ! Facile quand on a de l'argent ! L'argent me brûle les doigts.

    Plus tard, je veux gagner des millions !

    D'où nous viennent ces réactions ?

    Les affirmations toutes faites sur l'argent sont légions et souvent elles rassemblent : « oui, c'est bien connu ! »

    Pour autant, cela ne leur donne pas statut de vérité. Que tout le monde pense la même chose n'a jamais démontré que c'était vrai. Au contraire, c'est plutôt louche !

  • Êtes-vous manager ? Managé ? Au travail, dans vos engagements citoyens, vos loisirs ?

    Les faits sont têtus. Les études révèlent inlassablement que la première cause de démission n'est pas la rémunération, la mission… mais bel et bien l'insatisfaction dans les relations, et en premier lieu la mauvaise relation avec son manager.

    Ça mérite qu'on s'y intéresse, non ?

    Manager les collaborateurs avec plus de bon sens, c'est la préoccupation qui m'a habitée dès mon premier emploi en 1990. Cela m'a stimulée dans mon développement professionnel, au point de désirer rejoindre les ressources humaines.

  • Leader et leadership plutôt que manager et management : est-ce seulement une évolution de langage ou la réalité du monde des organisations a-t-elle évolué ?

    Gabriel Morin a étudié le sujet en détail et il nous dresse une description imagée de ces différents mots : art, histoire, sport, entreprise… suivez-le guide !

    Dans le monde d'hier le management suffisait, explique Gabriel Morin*. Dans les organisations, il s'agissait de cadre, d'autorité hiérarchique. De fait, le mot manager vient de manège (français et Italien) : exécution, performance, toujours dans le même manège !

    Hier le management suffisait

    Dans le monde d'aujourd'hui, volatile, incertain, complexe, ambigu, il y a besoin de transformation et de leadership.

  • Avez-vous parfois l'impression d'être submergé par une émotion ?

    C'est vrai que le propre d'une émotion est de se frayer un chemin dans notre corps pour en sortir (du latin ex movere, mouvement vers l'extérieur). C'est sa façon à elle de nous passer un message, de nous encourager à nous occuper de ce qui nous arrive.

    L'émotion est parfois si intense qu'on peut en être déstabilisé, avoir l'impression de perdre nos moyens. Que se passe-t-il ?

    Dans le cadre de ma formation à la Gestalt thérapie, j'ai noté précieusement des phrases qui me semblaient intéressante pour guider mes clients. Celle que j'aime par dessus tout, c'est cette affirmation tranquille : « Je suis là, respire… »

    J'étais épatée par sa simplicité et j'ai

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  • Vous êtes-vous déjà étonné que tout semble obéir à une même logique dans votre vie du moment ?

    Tous vos projets avortent.

    Tous vos interlocuteurs vous lâchent.

    Vous terminez toujours 2ème dans le processus de recrutement.

    Et s'il y avait un sens caché ? Un message à comprendre ?

     Voilà des années que je conduis des psychothérapies et j'ai l'habitude de constater que beaucoup de clients apportent en séance des sujets sur lesquels j'ai moi-même cheminé dernièrement. Logique ! Puisque j'ai avancé, le champ est ouvert, ils peuvent en profiter.

  • L'être humain est pétri de peurs. C'est dans sa nature. Seul dans son environnement naturel, il est confronté à tant de dangers que son cerveau est fait pour l'alerter.

    Au quotidien, nous sommes plus ou moins conscients de nos petites et grandes peurs, mais elles sont là, et moins nous y prêtons attention, plus elles dirigent notre comportement à notre insu.

    A notre insu ?! Et si on arrêtait de faire l'autruche ?

    Prenons le temps d'observer.

    Il y a toutes les peurs occasionnelles, variées, au gré des situations. Elles sont là pour nous alerter d'un danger et nous inciter à nous mettre en sécurité. Jusque là c'est OK.

  • « Jamais assez… »

    Quelle intonation entendez-vous en lisant cette expression ? Inquiétude ? Lassitude ? Désolation ? Agacement ?

    En effet, elle suscite des émotions variées mais comment se fait-il qu'autant de personnes soient habitées par cette désagréable impression ?

    Regardons de plus près comment se conjugue ce leitmotiv.

     Il y a d'abord la conjugaison avec le verbe avoir : « il n'y a pas assez de ceci ou cela. » « Je n'en aurai jamais assez. »

    Ne jamais avoir assez

    Il est souvent question de temps, d’argent, d’amour, mais cela se décline aussi dans toutes sortes d'autres domaines. Vous qui me lisez, prenez le temps de vous questionner : de quoi avez-vous l’impression de n'avoir jamais assez ?

  • Avez-vous remarqué combien il est parfois difficile d'oser être soi-même ?

    Bronnie Ware, infirmière australienne en soins palliatifs, a écouté les mourants et remarqué que cette difficulté conduisait au regret le plus souvent exprimé par eux : j’aurais aimé avoir le courage de vivre en accord avec moi-même au lieu de mener la vie qu’on attendait de moi.

    Pour ma part, c'est au contact des jeunes dans leur orientation que j'entends combien cela demande du courage !

    Géraldine et son intuition confuse

    Au cours de l'année de terminale, Géraldine s'est repliée sur elle-même. Voilà que tout le monde ne parlait plus que d'orientation, de métier pour demain : les professeurs, les parents, la

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  • Avez-vous parfois l'impression que les autres voudraient vous dicter quoi faire et comment vous y prendre ?

    De fait, les conseilleurs ne manquent pas. Et qu'ils soient expérimentés ou même spécialistes du domaine ne leur donne pas plus de légitimité à prétendre savoir pour vous.

    Nous sommes légitimes à nous en défendre, mais parfois ce n'est pas si simple.

    Dans mes accompagnements, je suis régulièrement témoin de cette pression que vivent les personnes : elles savent au plus profond ce qui est bon pour elle mais elles ne parviennent pas à l'affirmer. Elles subissent alors la pression de l'entourage et elles pataugent.

  • Avez-vous parfois l'impression de courir en tous sens ?

    Et pourtant ! Vous avez probablement déjà constaté que vous êtes beaucoup plus efficace lorsque vous réalisez tranquillement ce que vous avez à faire.

    Qu'est-ce qui nous pousse à cette agitation et comment en sortir ?

    Rémi Tremblay, dirigeant d'une entreprise de 12000 personnes, nous exhorte à quitter l'agitation et à entrer dans la tranquillité. Il témoigne des bénéfices que cela a apporté dans son entreprise, mais tout a commencé dans son rôle de père.

    Il a brutalement pris conscience que son agitation pouvait représenter une forme de violence, qu'elle n'avait aucun sens et qu'il y avait autre chose de plus intéressant à vivre.

  • De nombreuses personnes affirment vouloir réduire leur niveau de stress.

    Mais à bien y réfléchir, elles ne semblent pas si prêtes que ça à le lâcher.

    Est-ce qu'elles y trouveraient leur compte ? Est-ce qu'elles craindraient de perdre quelque chose ?

    Regardons cela de plus près.

    Je vous propose de considérer différents niveaux de stress. Et oui, bien sûr, ça dépend de quoi on parle !

    Pour plus de simplicité, utilisons des couleurs. D'abord le rouge.

    Il nous arrive d'être tellement stressés que nous avons l'impression d'être dans le rouge. Nous constatons que nous avons moins de capacités de réflexion. Si nous en sommes là, c'est que notre capacité d'attention aussi est réduite.

  • On parle beaucoup de développement personnel et cette tendance est critiquée par ceux qui y voient un marché juteux, un risque de se mettre la pression et plus encore de se perdre dans des recherches vaines.

    En même temps, force est de constater que le mal-être progresse dans notre société. N'est-ce pas naturel de vouloir se donner des moyens pour vivre mieux ? 

    Personnellement, je chemine de longue date avec le désir d'épanouissement. 

    • À 15 ans, je me disais : j'ai de la chance, je suis bien dans mes baskets !
    • À 30 ans, pressée par la question d'un consultant en bilan de compétences, j'ai formulé mon projet de vie : l'épanouissement des personnes, à commencer par le mien.
    • À 45 ans, après avoir déjà bien travaillé sur
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  • Qu'est-ce qui peut justifier le choix de faire une thérapie ? N’est-ce pas suspect ? Un peu honteux ?

    Certains de mes collègues témoignent que les mentalités sont bien différentes dans leur pays : ils constatent que les gens évoquent volontiers dans les conversations ordinaires leur rendez-vous hebdomadaire avec leur thérapeute.

    En France, même si les mentalités ont bien évolué, il faut reconnaître qu'il est encore difficile de parler librement de ce sujet. Alors parlons-en ! 

    Personnellement j’ai la chance de m'être ouverte à cette idée au contact de ma mère. Passionnée de psychologie, de comprendre ce qui se jouait dans la vie des personnes, elle lisait beaucoup, s'offrait des stages et en parlait très volontiers. 

    Lorsqu'elle a repris le

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  • Comment rester optimiste à notre époque ?

    J'aime assister à des conférences de personnes qui prennent du recul sur les transformations de notre monde, qui parviennent à les décrypter selon des logiques variées, qui cherchent comment vivre avec, le mieux possible.

    Jean Staune considère qu'au coeur de la crise que nous traversons, il est possible de rester optimiste en se rappelant la grande crise du crottin de cheval*.

    En 1894, il y avait  un mètre d'épaisseur de crottin dans les rues de Londres du fait de l'abondante circulation de voitures à chevaux. A l'époque The Times prédisait : « dans 30 ans, toutes les rues de Londres seront enterrées sous 9 pieds de fumier ».

    Cela ne s'est pas produit. La voiture à moteur est arrivée et plus personne ne se

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  • Etes-vous familier du manque ?

    Manque de temps, manque d'argent ? Manque de liberté, manque de reconnaissance ? Manque de compagnie, manque de tendresse ?

    Les domaines sont nombreux où nous pouvons éprouver le manque. Un peu, beaucoup. Parfois, souvent. Est-ce que vous vous entendez vous plaindre ? A moins que ce ne soient les autres qui vous le fasse remarquer !

    Fichu manque, quand tu nous tiens !

    Hum, espérons-nous par nos râleries, lutter contre le manque qui nous dérange ? Espérons-nous inconsciemment que cela fasse évoluer la situation en notre faveur ?

    Tout cela est vain, bien sûr. Et même cela joue contre nous !