Pont-à-Mousson, Nancy, Metz et à distance

Société

  • Avez-vous remarqué combien l'argent active des pensées et des comportements automatiques ?

    L'argent ne tombe pas du ciel. L'argent ne fait pas le bonheur. L'argent corrompt.

    Il n'aura pas un sou ! Facile quand on a de l'argent ! L'argent me brûle les doigts.

    Plus tard, je veux gagner des millions !

    D'où nous viennent ces réactions ?

    Les affirmations toutes faites sur l'argent sont légions et souvent elles rassemblent : « oui, c'est bien connu ! »

    Pour autant, cela ne leur donne pas statut de vérité. Que tout le monde pense la même chose n'a jamais démontré que c'était vrai. Au contraire, c'est plutôt louche !

  • Êtes-vous manager ? Managé ? Au travail, dans vos engagements citoyens, vos loisirs ?

    Les faits sont têtus. Les études révèlent inlassablement que la première cause de démission n'est pas la rémunération, la mission… mais bel et bien l'insatisfaction dans les relations, et en premier lieu la mauvaise relation avec son manager.

    Ça mérite qu'on s'y intéresse, non ?

    Manager les collaborateurs avec plus de bon sens, c'est la préoccupation qui m'a habitée dès mon premier emploi en 1990. Cela m'a stimulée dans mon développement professionnel, au point de désirer rejoindre les ressources humaines.

  • Leader et leadership plutôt que manager et management : est-ce seulement une évolution de langage ou la réalité du monde des organisations a-t-elle évolué ?

    Gabriel Morin a étudié le sujet en détail et il nous dresse une description imagée de ces différents mots : art, histoire, sport, entreprise… suivez-le guide !

    Dans le monde d'hier le management suffisait, explique Gabriel Morin*. Dans les organisations, il s'agissait de cadre, d'autorité hiérarchique. De fait, le mot manager vient de manège (français et Italien) : exécution, performance, toujours dans le même manège !

    Hier le management suffisait

    Dans le monde d'aujourd'hui, volatile, incertain, complexe, ambigu, il y a besoin de transformation et de leadership.

  • Avez-vous parfois l'impression de courir en tous sens ?

    Et pourtant ! Vous avez probablement déjà constaté que vous êtes beaucoup plus efficace lorsque vous réalisez tranquillement ce que vous avez à faire.

    Qu'est-ce qui nous pousse à cette agitation et comment en sortir ?

    Rémi Tremblay, dirigeant d'une entreprise de 12000 personnes, nous exhorte à quitter l'agitation et à entrer dans la tranquillité. Il témoigne des bénéfices que cela a apporté dans son entreprise, mais tout a commencé dans son rôle de père.

    Il a brutalement pris conscience que son agitation pouvait représenter une forme de violence, qu'elle n'avait aucun sens et qu'il y avait autre chose de plus intéressant à vivre.

  • De nombreuses personnes affirment vouloir réduire leur niveau de stress.

    Mais à bien y réfléchir, elles ne semblent pas si prêtes que ça à le lâcher.

    Est-ce qu'elles y trouveraient leur compte ? Est-ce qu'elles craindraient de perdre quelque chose ?

    Regardons cela de plus près.

    Je vous propose de considérer différents niveaux de stress. Et oui, bien sûr, ça dépend de quoi on parle !

    Pour plus de simplicité, utilisons des couleurs. D'abord le rouge.

    Il nous arrive d'être tellement stressés que nous avons l'impression d'être dans le rouge. Nous constatons que nous avons moins de capacités de réflexion. Si nous en sommes là, c'est que notre capacité d'attention aussi est réduite.

  • On parle beaucoup de développement personnel et cette tendance est critiquée par ceux qui y voient un marché juteux, un risque de se mettre la pression et plus encore de se perdre dans des recherches vaines.

    En même temps, force est de constater que le mal-être progresse dans notre société. N'est-ce pas naturel de vouloir se donner des moyens pour vivre mieux ? 

    Personnellement, je chemine de longue date avec le désir d'épanouissement. 

    • À 15 ans, je me disais : j'ai de la chance, je suis bien dans mes baskets !
    • À 30 ans, pressée par la question d'un consultant en bilan de compétences, j'ai formulé mon projet de vie : l'épanouissement des personnes, à commencer par le mien.
    • À 45 ans, après avoir déjà bien travaillé sur
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  • Comment rester optimiste à notre époque ?

    J'aime assister à des conférences de personnes qui prennent du recul sur les transformations de notre monde, qui parviennent à les décrypter selon des logiques variées, qui cherchent comment vivre avec, le mieux possible.

    Jean Staune considère qu'au coeur de la crise que nous traversons, il est possible de rester optimiste en se rappelant la grande crise du crottin de cheval*.

    En 1894, il y avait  un mètre d'épaisseur de crottin dans les rues de Londres du fait de l'abondante circulation de voitures à chevaux. A l'époque The Times prédisait : « dans 30 ans, toutes les rues de Londres seront enterrées sous 9 pieds de fumier ».

    Cela ne s'est pas produit. La voiture à moteur est arrivée et plus personne ne se

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  • On recrute !

    Vous avez sûrement remarqué cette affirmation qui fleurit partout : banderole le long d'un toit en réfection, panneau 4 par 3 devant l'entreprise, slogans sur les camionnettes…

    Vous entendez peut-être aussi comme moi, des professionnels qui cherchent désespérément à recruter les salariés dont ils ont besoin.

    La pénurie de main d'oeuvre était annoncée, affirme François Bertholet dont je relate ici une conférence*.

    « La démographie est la démographie ! Simplement, vous y voilà.
    Au Québec, cela a commencé il ya une dizaine d'année et nous nous sommes adaptés. Vous êtes centrés sur l'expérience client, nous travaillons depuis longtemps l'expérience employé. »

    De fait, la question de l'engagement devient centrale. Mais

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  • Peut-on s'inspirer de l'art de la guerre pour développer son art de diriger ?

    Ceux qui s'évertuent à cultiver des relations harmonieuses résistent probablement à cette idée. Certaines personnes sont peut-être même dérangées par l'association des mots Art et Guerre !

    Pourtant, si l'on s'intéresse à ce qui motive L'art de la guerre de Sun Tzu, une référence chinoise datant de l'antiquité*, alors on commence à y voir de l'intérêt. En effet, la victoire visée par cet ouvrage est définie comme ce qui permet de survivre sur le long terme, puis de s'enrichir.

    Survivre sur le long terme, puis s'enrichir

    De nombreuses entreprises déstabilisées par la rapidité des transformations actuelles pourraient trouver cette formulation intéressante. Même

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  • Que pensez-vous de l'égalité hommes femmes ? Comment prenez-vous votre place dans les discussions sur ce sujet ?

    Personnellement je trouve que ce n'est pas facile d'en parler de manière posée. Pourtant l'occasion m'a été donnée au travers d'une sollicitation par ATD Quart-Monde pour une Université Populaire sur le sujet.

    Les participants avaient travaillé la question en petits groupes avant la rencontre plénière. Une personne animait la rencontre selon un processus rodé, de sorte que la réflexion circule, que les pensées s'élaborent et se partagent.

    Avec une autre invitée, nous avions pour rôle d'écouter ce que chacun exprimait puis de prendre la parole à notre tour pour tisser du lien entre les idées, expériences, opinions, pour valoriser cette expression

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  • Vous avez dit intelligence artificielle ?

    Il serait plus juste de parler d'Informatique Avancée que d'Intelligence Artificielle précise Vincent Le Cerf*. Il ne s'agit que d'une simulation d'intelligence et il n'y aura jamais de conscience artificielle comme la science-fiction aime nous le faire craindre. L'IA n'est pas intelligente.

    L'IA n'est pas intelligente

    L'IA peut rendre service pour reconnaître, proposer, dialoguer, optimiser, prévoir, mais uniquement ce qu'on lui a longuement appris. Là où l'humain sait reconnaître un éléphant dès lors qu'on lui a montré un dessin ou une photo, l'IA aura besoin qu'on lui en présente 20 000 voire 100 000.

  • Qu'avez-vous l'impression de devoir changer ?

    Adapter à la marge ou reconsidérer en profondeur ? Améliorer ? Changer ? Transformer ? De quoi parle-t-on vraiment ?

    Alessandro Biscaccianti prévient qu'aujourd'hui les entreprises ne peuvent plus se contenter de simples améliorations ou de changements partiels. Elles doivent vraiment se transformer en profondeur si elles veulent survivre.

    Utilisant la métaphore de la conduite ou de la voile, il nous rappelle le bon sens qu'on oublie souvent dans les moments de crise.

    Je vous livre ici un aperçu de sa conférence pour l'entreprise* et je vous propose de le lire aussi pour vous-même, car la période actuelle nous incite tous à nous transformer en profondeur.

  • Comment faites-vous pour rester dans l'espérance ?

    Face à la monté des inquiétudes, pas si simple de rester dans la confiance que l'avenir vaudra le coup d'être vécu, que la vie restera un cadeau pour nos enfants ou pour nous-même.

    Gérald Bronner nous aide à prendre du recul et nous donne des pistes pour ré-enchanter l'avenir. Je vous relate ici sa conférence sur le sujet*.

    En 1900, les gens espéraient beaucoup de l'avenir. Dès 1960, le mot progrès a été de moins en moins utilisé. Son usage s'est effondré en 2000. Le mot a quasiment disparu, remplacé par celui d'innovation. Depuis lors, les gens imaginent que demain sera moins bien qu'aujourd'hui et même effrayant.

    Gérald Bronner fait le lien entre cette angoisse et notre relation à

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  • Que pensez-vous du burn out ?

    • On en parle trop ; c’est de la foutaise.
    • Y’a qu’à lever le pied ; ça va passer.
    • Ça m’est tombé dessus ;  J'aurais jamais cru.

    Le phénomène est massif comme le montre le baromètre Empreinte humaine / Opinion Way de mars 2022 : 34% des salariés seraient en situation de burn-out sévère et 41% en situation de détresse psychologique.

    Personnellement je considère que le problème est sérieux et je constate qu'il déborde largement la description qui en a été donnée dans les année 80. Il ne s'agit plus seulement d'épuisement professionnel.

  • Qu'est-ce qu'une vie réussie ?

    Permettez que je reformule la question : à quoi aspirez-vous pour votre vie ? Qu'aimeriez-vous constater autour de vous à l'heure de vous réjouir ?

    Et oui, la formulation est importante. Le contexte et les modalités pour laisser venir une réponse le sont tout autant.

    Avec mes clients je privilégie la méditation guidée, l'expression créative avec ciseaux, magazines, colle, feutres. Je constate avec bonheur que les productions sont inspirées, inspirantes.

    Si je mets en place ces conditions favorable, c'est pour aider les

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  • On ne promet rien aux jeunes générations, ni retraite, ni monde meilleur, ni…

    Autant dire qu'elles n'accepteront pas de s'investir dans nos entreprises si elles n'y trouvent pas la bienveillance, affirme Olivier Truong*.

    Bienveillance : Inclination à vouloir du bien à autrui

    Rien à voir avec la gentillesse, qui veut faire plaisir. Il n'y a pas de bienveillance sans exigence. Il n'y a pas non plus d'exigence possible à long terme sans bienveillance, d'où l'obligation de cultiver la bienveillance en entreprise si l'on espère y retenir les jeunes !

    Pourquoi est-ce si difficile d'installer la bienveillance ?

    C'est qu'il y a en nous des peurs :

  • On a toujours eu tendance à mettre sur le dos des jeunes les nouveaux comportements qui nous dérangent.

    Anaïs Georgelin* l'illustre à l'aide de citations des millénaires passés. Pourtant ce qu'on dit aujourd'hui des jeunes vis à vis du travail est davantage une question d'époque que de génération. Elle l'affirme et le démontre !

    Le rapport au travail a changé

    De fait, le développement des burn-out (cramé), bore-out (ennui) et brown-out (manque de sens) concerne toutes les classes d'âge.

    De même le développement du freelancing

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  • Là où l'on parlait hier de modes de fonctionnement différents entre hommes et femmes, il est plus juste aujourd'hui de considérer que ce sont des tendances féminines et masculines puisque nous avons tous une part féminine et une part masculine.

    En chaque personne une part féminine et une part masculine

    Pour autant il reste important de constater ces différences et de les comprendre pour éviter les frustrations explique Paul Dewandre* :

    • Masculin préoccupé de compétence (atteindre l'objectif
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  • Bien des évènements géopolitiques actuels semblent irrationnels et de fait, de toute part, les émotions montent, les mémoires remontent. C'est ce qui a poussé Astrid du Lau d'Allemans* à s'interroger : les peuples ont-ils une âme ?

    Sa réponse est oui et elle la développe avec ses repères psychanalytiques. Elle observe que les peuples ont :

    • une identité – Moi
    • une part éduquée par des contraintes et des limites – Surmoi
    • des Pulsions – Ça
    • des Mémoires qui génèrent des reproductions quand elles ne sont pas apaisées
    • une Ombre que l'on aimerait cacher
    • une part plus élevée – Soi
    • un Ego…

    Les peuples ont une âme

    C'est ainsi que les peuples réagissent très fortement (Pulsion) lorsque le

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  • On ne peut pas décider de prime abord qu'un être humain ne pourra pas prendre sa place dans la société.

    De cette idée, née en France au XVIIIème siècle, découlera la création de l'instruction des enfants handicapés (aveugles, sourds, autistes).

    Chaque être humain a une place à prendre dans la société.

    Pour autant la France a pris beaucoup de retard à partir du XIXème siècle, choisissant au nom de sa culture catholique, de faire la charité aux handicapés, de les payer en comptant sur eux pour ne pas réclamer.

    Dans d'autres pays à culture protestante, on a cherché à faire évoluer l'environnement pour permettre à chacun de réaliser son destin et si beaucoup de personnes handicapées sont pauvres, les procès pour faire avancer les aménagements sont

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