Pont-à-Mousson, Nancy, Metz et à distance

Chemin dans la dune

Parents

  • Avez-vous tendance à donner beaucoup de vous-même ? Vous arrive-t-il d’avoir l’impression de donner trop ? De ne pas avoir assez en retour ?

    Et si effectivement, il y avait un déséquilibre dans votre façon de donner ?

    J’ai participé en septembre 2024 à une journée intitulée Regards croisés sur le don. Elle rassemblait des personnes impliquées pour des causes multiples et sous des formes variées. Elle avait vocation à mettre en valeur le don, à en révéler tout à la fois l'utilité et la noblesse.

    Une belle journée certes, mais une petite voix en moi me taquinait. Ma connaissance du milieu caritatif m'a en effet éveillé à l'idée que tout élan de générosité ne produit pas que du bon. Par exemple, il crée parfois de grands désordres dans l'économie du pays qui en

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  • On sait bien que ça ira mieux si on accepte ce qui nous fait râler – cet imprévu qui contrarie notre beau projet, ce trait de caractère si pénible de notre collègue, cette fin de non-recevoir qui nous oblige à trouver une autre solution – oui, on sait que ça ira mieux si on accepte ce qui est, mais c’est si difficile !!

    Pourquoi devrions-nous accepter ce qui nous fait râler ? Tout simplement parce que c’est la réalité, comme la pluie qui mouille. C'est la réalité !

    Accepter, parce que c'est la réalité

    Prenons l'exemple de cette grande fête que vous préparez depuis des mois. Elle doit se dérouler en plein air et voilà que la journée s'annonce pluvieuse.

  • Lorsqu'on évoque l'ego dans les échanges courants, c'est souvent pour le montrer du doigt : on parle de gros ego - sous-entendu trop imposant - ou encore de guerre d'egos... L'ego serait-il un ennemi à combattre ?

    Et si, au lieu de le diaboliser, nous apprenions à l'apprivoiser ?

    Car l'ego est en réalité une partie essentielle de nous-mêmes. Il s'est développé pour nous sauver la mise lorsque nous étions en difficulté dans l'enfance. Aujourd'hui il continue à veiller sur nous dans les situations délicates.

    Mais c'est vrai qu'il prend parfois beaucoup de place, qu'il n'intervient pas toujours de manière ajustée. Alors comment l'apprivoiser ? Comment vivre en paix avec lui ? C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble.

  • Voilà un moment que vous faites partie d'un groupe, que vous êtes engagée dans une relation, que vous contribuez à une action et vous constatez de loin en loin que cela vous fait du mal. Comment se fait-il alors que vous continuiez ?

    Parce que ce n'est pas si simple n'est-ce pas ?

    Comment faire confiance aux pensées qui nous traversent l'esprit ? Ne sommes-nous pas en train de nous raconter des histoires ? Ne vaut-il pas mieux oublier ?

    Observons ce qui se passe...

    Vous ressentez parfois un malaise, mais vous n'avez pas envie de croire qu'il y a un problème. Vous tenez probablement à ce groupe, cette relation, cette action. Alors vous laissez passer, vous tâcher d'oublier.

  • Vous est-il arrivé de chercher à remonter le courant d'une foule ou d'une rivière ? Cela demande beaucoup d'énergie, n'est-ce pas ?

    Quant au circuit touristique fléché dans un sens, on perd beaucoup à l'emprunter dans l'autre sens : tâtonnements pour ne pas se perdre, risque de ne pas profiter de tous les paysages...

    Que vous ayez l'impression de vous épuiser ou de rater quelque chose, peut-être trouverez-vous une piste dans la suite de ce billet.

    Certains rechignent à l'idée d'entreprendre une thérapie parce qu'ils sont rebutés à l'idée d'évoquer leur enfance. Ils savent que cela a une influence sur ce qu'ils sont devenus mais ils n'ont pas envie de développer de la compassion pour l'enfant de l'époque, ses manques, ses blessures.

  • Depuis le temps que je lui explique ! 

    Cette parole de découragement est tellement courante lorsque j'écoute les conjoints venus chercher de l'aide en thérapie. 

    Et c'est vrai, ils ont parfois réussi à mettre en place une communication sincère entre eux. Ils font souvent de véritables efforts pour se manifester leur amour. Tandis qu'eux ne parviennent plus à le croire, moi je l'entends.

    Alors pourquoi ce découragement ?

    C'est que l'autre est un être humain, avec ses limites !

    Notre conjoint est un être humain avec ses limites

    Au début de notre relation, nous avons eu l'impression qu'il était parfait, ou presque. L'amour est aveugle, dit-on. Nous n'avons pas vu, pas voulu voir, ce qui

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  • On peut tout changer, même l'inné. Je ne parle pas de tout changer à coup de chirurgie, d’opérations extérieures… Ce n’est pas mon sujet. Je parle de se transformer soi-même, de l’intérieur.

    Car la transformation intérieure est la seule qui produise véritablement du changement pour notre vie. Jacques Salomé l'affirme : la porte du changement ne peut s’ouvrir que de l’intérieur.

    Qu'aimeriez-vous changer en vous si vous osiez croire que c'est possible ?

    On peut tout changer, même l'inné ! Cette affirmation de ma formatrice m’a frappée. Tout changer de notre tempérament ? Ce avec quoi on arrive à la naissance ? Sur le coup, je me suis dit qu’elle exagérait pour nous encourager.

    Puis j'ai commencé à trouver des exemples

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  • Avez-vous remarqué combien il est parfois difficile d'oser être soi-même ?

    Bronnie Ware, infirmière australienne en soins palliatifs, a écouté les mourants et remarqué que cette difficulté conduisait au regret le plus souvent exprimé par eux : j’aurais aimé avoir le courage de vivre en accord avec moi-même au lieu de mener la vie qu’on attendait de moi.

    Pour ma part, c'est au contact des jeunes dans leur orientation que j'entends combien cela demande du courage !

    Géraldine et son intuition confuse

    Au cours de l'année de terminale, Géraldine s'est repliée sur elle-même. Voilà que tout le monde ne parlait plus que d'orientation, de métier pour demain : les professeurs, les parents, la

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  • Faut-il emmener son enfant voir quelqu'un face à un problème de comportement ? Qu'en pensez-vous ?

    Vous est-il arrivé de consulter quelqu'un pour votre enfant ? Est-ce lui qui a été reçu ? Ou plutôt vous, pour mieux comprendre ce qui se passait et retrouver vos ressources de parents ?

    Personnellement je propose d'abord cette deuxième solution et je l'illustre par une belle histoire.

    Au téléphone, j'entends que les problèmes de comportement de Théo inquiètent ses parents, d'autant plus que le collège approche. J'invite les parents à venir m'en parler.

  • Que pensez-vous de l'égalité hommes femmes ? Comment prenez-vous votre place dans les discussions sur ce sujet ?

    Personnellement je trouve que ce n'est pas facile d'en parler de manière posée. Pourtant l'occasion m'a été donnée au travers d'une sollicitation par ATD Quart-Monde pour une Université Populaire sur le sujet.

    Les participants avaient travaillé la question en petits groupes avant la rencontre plénière. Une personne animait la rencontre selon un processus rodé, de sorte que la réflexion circule, que les pensées s'élaborent et se partagent.

    Avec une autre invitée, nous avions pour rôle d'écouter ce que chacun exprimait puis de prendre la parole à notre tour pour tisser du lien entre les idées, expériences, opinions, pour valoriser cette expression

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  • Comment va votre estime de vous-même ?

    • Très bien, merci !
    • Ouh là, c'est pas facile…

    Mais encore ?

    • Comment êtes-vous capable de vous apprécier ? De vous accorder de la bienveillance ?
    • Et pour ce qui est du regard sur vous-même, quelle proportion d'évaluations positives et négatives ?
    • Et enfin, quel ajustement entre l'image que vous avez de vous-même et celle qu'ont les autres de vous ?

    L'estime de soi, c'est la relation au père

  • Que pensez-vous du burn out ?

    • On en parle trop ; c’est de la foutaise.
    • Y’a qu’à lever le pied ; ça va passer.
    • Ça m’est tombé dessus ;  J'aurais jamais cru.

    Le phénomène est massif comme le montre le baromètre Empreinte humaine / Opinion Way de mars 2022 : 34% des salariés seraient en situation de burn out sévère et 41% en situation de détresse psychologique.

    Personnellement je considère que le problème est sérieux et je constate qu'il déborde largement la description qui en a été donnée dans les année 80. Il ne s'agit plus seulement d'épuisement professionnel.

  • Nous avons tous le même logiciel émotionnel, affirme Bernard Flavien*, en l'occurrence les mêmes réactions. Au fond, nous avons tous les mêmes peurs : les deux plus grandes sont celle de ne pas être compétent et celle de ne pas être aimé.

    Ce qui change d'une personne à l'autre ce sont les déclencheurs. Et c'est là qu'intervient l'intelligence émotionnelle : comprendre ce qui s'est passé avant.

    Comprendre ce qui a suscité l'émotion

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  • Les parents sont souvent désemparés face au comportement de leur adolescent ou jeune adulte. Ils témoignent parfois d'une réelle détresse lorsque la situation évolue mal.

    J'accueille, je compatis. En revanche je ne peux pas, comme ils en expriment le fol espoir, ramener leur enfant sur le chemin qu'ils voudraient pour lui.

    Et non, c'est sa vie. Il a l'âge de s'en saisir et il le manifeste par son comportement. Quand bien même il semble s'égarer, il est légitime à vouloir conduire sa vie à sa façon.

    Dur pour les parents. Alors je les rassure : il vous reste l'amour.

    Aïe,

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  • Céline a de multiples casquettes. Elle est cheffe de service et présidente d’une association. Elle fait de la compétition de haut niveau en équipe. Elle est épouse et mère de deux ados.

    Quel est à votre avis le rôle dans lequel elle se remet le plus en question ? Son rôle de mère. Bingo !

    J’observe avec curiosité que les demandes d'accompagnement sur ce thème  se font souvent suite à une recherche sur internet, à des heures improbables. Cela doit être dans un moment de désespoir !

    Quand on n'y arrive plus dans son rôle

    Poser ses valises, entendre que c’est

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  • Avez-vous remarqué que le mieux est parfois l'ennemi du bien ?

    C'est ce qui pèse sur nombre de jeunes aujourd'hui. Quand vient l'heure de l'orientation, ils savent que leurs parents sont prêts à les soutenir dans leur choix, du moment qu'ils s'épanouissent. Oui mais voilà : comment savoir ce qui leur plaira demain ? Ils craignent de décevoir s'ils ne trouvent pas ce qui les rendra heureux.

    Le mieux est parfois l'ennemi du bien

    Et vous-même, comment s'est construit votre parcours ?

    A posteriori, beaucoup

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  • Valérie arrive avec un air fatigué et préoccupé.

    Elle s'installe sur le canapé en soupirant. Je prends le temps de lui offrir un café, de me préparer une tisane, puis je m'installe avec elle comme on le ferait au salon.

    Valérie soupire à nouveau et lâche : il faut que vous m'aidiez. Je dois reprendre le travail mais je ne sais pas quoi faire.

    Je ne sais pas comment faire

    Je laisse un peu de temps puis je l'invite à m'en dire plus.

    Elle a 46 ans et habite à Metz depuis 6 ans. Avant elle vivait à Paris. Elle a fait des études de pharmacie et a travaillé des années dans l'officine familiale où elle s'est beaucoup donnée.

    Mariée elle a eu une première puis un deuxième enfant. Elle a géré tout ça en continuant à travailler.

    Son mari

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  • Il y a de nombreuses façons de constater que notre société évolue à grande vitesse.

    Pour ma part c'est au contact des jeunes que j'en prends le plus conscience. Cela fait six ans que je les accompagne à choisir leur orientation. C'est à la fois beaucoup d'expérience et pas tant d'années que ça. Pourtant, plusieurs fois déjà, j'ai remarqué comme des changements de génération.

    Des générations qui se succèdent

    La première fois j'avais sollicité une séance de supervision pour relire ma pratique car

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  • Chaque dernier dimanche avant la rentrée scolaire, c'est la pétanque de la copropriété, une grande journée de convivialité entre voisins : pétanque, barbecue, animations...

    Une journée que j'apprécie beaucoup, en plein air, loin de ce qui nous occupe habituellement, simplement jouer, plaisanter, prendre des nouvelles.

    Certains n'osent pas s'inscrire au tournoi ou préfèrent rester sur le bord du terrain.

    Pourtant il est vraiment organisé pour tous, avec des équipes redéfinies à chaque partie de façon à multiplier les possibilités d'échanges, puis des équipes mêlant les meilleurs joueurs aux moins habiles pour équilibrer le jeu.

    Chacun plaisante sur l'intensité de son entrainement depuis la précédente édition – la plus souvent nulle. L'ambiance est très

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  • Comment faire lorsque lorsque quelque chose ou quelqu'un nous résiste ?

    Peut-être faut-il commencer par regarder comment nous nous y prenons toujours de la même manière, en espérant un résultat différent !

    J'ai beaucoup aimé entendre Maximilien Brabec* sur ce sujet. Il était venu nous parler d'innovation et il tenait à nous faire comprendre que nos connaissances nous empêchent d'innover. Alors il relata une expérience : celle de la mouche et de l'abeille.

    Imaginez un tube dans lequel on fait entrer une abeille. Très vite l'abeille apprend qu'il y a une sortie à l'autre bout pour s'échapper et dès, qu'on la fait entrer dans le tube, elle file vers la sortie.

    Lorsque l'on réalise la même expérience avec une mouche, elle vole en tout sens, se cogne partout

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