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Voilà un moment que vous faites partie d'un groupe, que vous êtes engagée dans une relation, que vous contribuez à une action et vous constatez de loin en loin que cela vous fait du mal. Comment se fait-il alors que vous continuiez ?
Parce que ce n'est pas si simple n'est-ce pas ?
Comment faire confiance aux pensées qui nous traversent l'esprit ? Ne sommes-nous pas en train de nous raconter des histoires ? Ne vaut-il pas mieux oublier ?
Observons ce qui se passe...
Vous ressentez parfois un malaise, mais vous n'avez pas envie de croire qu'il y a un problème. Vous tenez probablement à ce groupe, cette relation, cette action. Alors vous laissez passer, vous tâcher d'oublier.
Avez-vous remarqué combien notre besoin de sécurité est essentiel ?
Celui qui ne se sent pas en sécurité reste sur le qui-vive. Son attention reste focalisée sur les risques potentiels. Une part de son énergie reste bloquée, indisponible.
Concernant l'emploi, c'est ce qui, jusque là, conduisait la plupart des salariés à espérer un contrat à durée indéterminée.
Se savoir durablement en emploi, avec toutes les conditions associées, libérait l'esprit et permettait de se consacrer à d'autres choses (s'engager dans la société, faire des projets…). Mieux encore, certains aspiraient à un statut de fonctionnaire leur garantissant un emploi à vie.
J'observe beaucoup de changement !
Avez-vous parfois l'impression d'être dans le brouillard ? Insécurisant, n'est-ce pas ?
Il est pourtant des situations où nous sommes contraints à cette réalité : multiplicité des possibles, environnement mouvant, avenir imprévisible.
Comment passer au mieux de telles difficultés ? Peut-on s'acclimater à de telles circonstances ?
Franck Pruvost a l'impression qu'il peut nous apporter quelques pistes.
Il est atteint de cécité. C'est donc son quotidien de naviguer dans le brouillard ! C'est par l'expérience, corporelle et intérieure, qu'il a développe une compréhension des choses et c'est de la même manière qu'il cherche ce jour là à nous transmettre*. Puissant !
Vous est-il arrivé de chercher à remonter le courant d'une foule ou d'une rivière ? Cela demande beaucoup d'énergie, n'est-ce pas ?
Quant au circuit touristique fléché dans un sens, on perd beaucoup à l'emprunter dans l'autre sens : tâtonnements pour ne pas se perdre, risque de ne pas profiter de tous les paysages...
Que vous ayez l'impression de vous épuiser ou de rater quelque chose, peut-être trouverez-vous une piste dans la suite de ce billet.
Certains rechignent à l'idée d'entreprendre une thérapie parce qu'ils sont rebutés à l'idée d'évoquer leur enfance. Ils savent que cela a une influence sur ce qu'ils sont devenus mais ils n'ont pas envie de développer de la compassion pour l'enfant de l'époque, ses manques, ses blessures.
Depuis le temps que je lui explique !
Cette parole de découragement est tellement courante lorsque j'écoute les conjoints venus chercher de l'aide en thérapie.
Et c'est vrai, ils ont parfois réussi à mettre en place une communication sincère entre eux. Ils font souvent de véritables efforts pour se manifester leur amour. Tandis qu'eux ne parviennent plus à le croire, moi je l'entends.
Alors pourquoi ce découragement ?
C'est que l'autre est un être humain, avec ses limites !
Notre conjoint est un être humain avec ses limites
Au début de notre relation, nous avons eu l'impression qu'il était parfait, ou presque. L'amour est aveugle, dit-on. Nous n'avons pas vu, pas voulu voir, ce qui aujourd'hui nous dérange chez lui. C'était peut-être atténué par les débuts amoureux, mais c'était déjà là. D'autres auraient pu nous le dire.

