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Bien des parents s'intéressent au coaching pour leur adolescent. Seulement voilà, ils ne sont pas sûrs qu'il ou elle adhérera à la démarche.
Prenons un exemple au hasard : ils s'inquiètent du manque d'énergie que leur jeune met dans ses études et des résultats qui en découlent.
Réunir le jeune et ses parents
Effectivement, il est courant que l'adolescent ne voie pas les choses de la même façon ! C'est pour cela que la première rencontre avec la coach réunit toujours jeune et parents. Elle est l'occasion d'explorer le point de vue et les attentes de chacun.
Et alors ?
Préciser l'objectif du coaching
C'est déjà une séance de coaching. Pour avoir exprimé comment il vit les choses, écouté les autres, répondu aux questions de la coach, chaque membre de la famille aura déjà fait un bout de chemin et envisagera la suite différemment.
Et après ?
Dans notre petit groupe, une personne avait clos la discussion sur son cas personnel en l'affirmant haut et fort : je n'ai pas le choix ! Soit, nous n'avions pas insisté.
Sauf que juste après, lors de la mise en commun des groupes, elle était revenue sur le sujet, réaffirmant qu'elle n'avait pas le choix... mais alors pourquoi en reparler ?!
Ces choses que nous répétons
C'est que, malgré cette affirmation définitive, elle aurait tout de même aimé trouver une issue, une autre façon de vivre la situation.
Pour d'autres c'est derrière les râleries incessantes, dans lesquelles ils semblent se complaire, que se cache l'envie de quelque chose de mieux.
Quant à moi, j'ai appris à repérer que si je raconte régulièrement la même histoire, c'est que quelque chose ne colle pas. Mon inconscient m'indique que cela devrait être autrement.
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L'art de la coach c'est de poser la question qui ne vous serait jamais venue à l'esprit et qui vous oblige à sortir du champ que vous avez déjà largement exploré par vous-même.
En effet, si la solution à votre problème y était vous l'auriez déjà trouvée !
Questionner en dehors des terrains déjà explorés
Alors oui, une question efficace bouscule : elle suscite au minimum un blanc, le temps de trouver par quel bout entamer la réflexion, et parfois davantage.
Je l'ai expérimenté dernièrement tandis qu'une collègue m'accompagnait pour avancer par rapport à un objectif. J'évoquais la situation actuelle, comment cela se passait avec mes interlocuteurs, exprimant à quel point j'en étais contrariée...
« Comment peux-tu faire pour ne plus être contrariée par ça ? »
Stupéfaction !
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L'avez-vous remarqué ? Il n'y a pas de plus sûr apprentissage qu'associé à une émotion.
De l'émotion désagréable nous retenons souvent une leçon
Pour moi qui ai toujours fait beaucoup de vélo, je sais qu'il faut se tenir suffisamment loin du bord de la chaussée pour ne pas risquer de tomber dans le bas côté au moindre écart. Vous avez compris : j'ai eu une grosse frayeur à ce sujet dans le passé !
Je devine que vous avez déjà quelques idées qui vous viennent : des choses que vous avez retenues suite à une peur, peut-être après une colère ou encore une tristesse.
L'émotion agréable elle aussi nous enseigne
Bien sûr c'est aussi valable avec les émotions agréables, et heureusement !
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Quand l'énergie manque pour se mettre en mouvement, il est bon de s'interroger sur l'état de ses batteries.
Nos trois batteries
L'expression évoque à juste titre des batteries, car si nous en avons tous une favorite, qui nous propulse plus que les autres, nous en avons en réalité trois et elles ont toutes leur rôle à jouer. On les nomme couramment Tête, Cœur, Tripes*.
- Certains connaissent surtout la batterie Tête. Ça phosphore là-haut. Ils décident d'agir parce qu'ils ont des raisons objectives d'affirmer que c'est important !
- D'autres se laissent plutôt guider par la batterie Cœur. Ils ressentent les choses. Ils aiment ou n'aiment pas. Ils se lancent dans l'action parce qu'ils savent que c'est comme ça que c'est juste.
- D'autres sont mus par la batterie Tripes. Ils se connaissent actifs, bouillonnants même parfois. Ils passent à l'action parce qu'il faut que ça bouge !

