Dans son best seller L’intelligence émotionnelle, Daniel Goleman évoquait une expérience avec des tous petits repérés comme timides. En les encourageant de manière adaptée à dépasser leurs peurs, ces enfants perdaient peu à peu ce trait de leur tempérament.
Les anciens timides sont très nombreux à témoigner. Dépasser sa timidité, c'est possible !
A force d'y travailler, un trait embarrassant peut s'estomper ou disparaître
Peut-être pensez-vous plutôt à une qualité qui vous manque.
Il n'en est rien. Si vous la désirez, c'est qu'elle est chez vous en germe. Elle demande simplement à être cultivé avec patience.
J'ai cru longtemps manquer de créativité, mais diverses personnes se sont étonnées de cette croyance et ont entrepris de me démontrer le contraire. Aujourd'hui je suis capable d'apprécier ma propre créativité et c'est agréable à vivre.
Cette qualité que vous désirez, elle est chez vous, en germe
Cela ne s'est pas fait en un jour. Il aura fallu des opportunités et des encouragements, le temps que j'évolue vers un environnement plus favorable pour moi.
Vous pensiez peut-être plutôt à une capacité bloquée.
Vous avez déjà fait beaucoup d'efforts et rien n'y fait. Vous n'avez pas les résultats qui semblent facilement accessibles à d'autres.
Pour moi c'était l'apprentissage d'un chant qui était très laborieux. Malgré des années de pratique musicale, il me fallait plusieurs jours avant d'être à l'aise avec une simple phrase mélodique.
J'avoue que j'avais renoncé à l'idée que celui puisse un jour évoluer, et pourtant, depuis peu je m'étonne de pouvoir chanter une nouvelle mélodie au pied levé !
Rien n'est jamais figé, tout peut évoluer
On peut imaginer des tas d'autres exemples : réussir à s'affirmer, réguler ses émotions, savoir décider, créer...
Tandis que je méditais sur cette affirmation que nous pouvons tout changer, même l'inné, il m'est apparu que, bien souvent, c'est nous-même qui figeons nos capacités.
Nous nous sommes fait une idée sur nous-même et, sans nous en rendre compte, nous contribuons à la consolider. Cela s'appelle le biais de confirmation : sans cesse trouver des exemples qui confirment ce que nous pensons.
C'est par exemple cette limite que nous avons identifiée et que nous défendons. Nous avons tellement besoin de sentir que nous avons le droit d'exister avec nos limites !
Sauf qu’à un moment, avoir raison ou être heureux, il faut choisir. Si nous le souhaitons, nous pouvons choisir de remettre notre certitude en question, d'imaginer que nous avons devant nous une page blanche sur laquelle une suite différente peut s'écrire.
Parfois, avoir raison ou être heureux, il faut choisir
Ce jour là, on me proposait d'en faire l'expérience en visualisant ma limite sous forme d'une barrière. Je voyais une large barrière, très lourde.
Tandis qu'on me proposait de la pousser, j'ai essayé de la pousser sur la gauche. Cela demandait beaucoup d'effort. Il me fallait avancer beaucoup. Je n'avais pas envie.
Puis tandis qu'on m'invitait à essayer autrement, j'ai pensé à la faire glisser comme sur un rail. C'était léger, sans effort, étonnant !
Vous n'avez peut-être pas envie en ce moment de vous investir pour une transformation.
Bien sûr, c'est comme vous voulez. Il y a d'autres façons d'avancer que de se challenger ou de se mettre la pression. On peut aussi, comme avec la barrière, simplement envisager que l'avenir puisse s'ouvrir sur du nouveau.
Alors, quelles sont vos barrières ? Et si on en parlait !


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