Décidément, à l'heure de l'intelligence artificielle et des livraisons à domicile, tandis que nous sommes gavés d'informations et submergés de craintes sur l'avenir, il semble que nous ayons à redécouvrir que nous sommes fait pour l'action.
Ceci étant posé, regardons comment fonctionne notre cerveau.
Notre cerveau est perfectible
Autant notre cerveau s'abîme avec la routine, autant il développe de nouveaux circuits quand nous continuons d'apprendre.
C'est qu'il est fait pour ça : saisir de l'information, s'enrichir, se transformer. Il a une grande appétence pour le changement et il est toujours en chantier. Notre cerveau est curieux !
Voilà qui semble en contradiction avec un constat : l'être humain mobilise beaucoup d'énergie pour que rien ne change.
C'est vrai, c'est le résultat d'un réflexe biologique : l'humain a peur du changement. Il est si dépourvu face au danger qu'il l'anticipe, le surjoue. Heureusement, avec l'expérience nous pouvons dompter nos peurs.
Mais revenons au cerveau.
Notre cerveau est social
Le cerveau a deux activités distinctes : saisir de l'information pour la satisfaction de ses propres besoins (1/3) et en saisir en provenance des autres personnes (2/3).
Le cerveau humain permet de recevoir et vivre les émotions des autres. C'est un cerveau social.
C'est que la longévité de l'être humain dépend directement du nombre de personnes qui lui donnent du positif (amour, reconnaissance).
Au départ, cela permet que se construise la confiance en soi : à partir de ce que nous recevons des autres comme paroles.
Des décennies plus tard, c'est ce qui rend le passage à la retraite si difficile, quand brutalement on perd tous ses contacts et qu'on a l'impression de ne plus être utile.
Notre cerveau est désirant
Notre cerveau veut agir. Il cherche à minimiser la souffrance et à maximiser le plaisir. Il imagine un futur désirable ou préférable, et nous encourage à agir en simulant le plaisir ou le soulagement à venir.
Notre cerveau est fait pour agir
Toutefois, lorsque l'action est gouvernée par le seul plaisir, cela devient compulsif, addictif. L'être humain a besoin que le plaisir découle de la satisfaction d'un vrai désir, de la réalisation d'un projet qui a du sens.
D'ailleurs, si le cerveau est désirant, il est aussi social. On le constate aujourd'hui avec la notion de responsabilité sociale : l'être humain aspire à un futur désirable qui soit partageable avec les autres.
De la perception à l'action, sans oublier de passer par la compréhension
Notre cerveau est fait pour agir mais si l'action découle directement du savoir, cela produit des raccourcis potentiellement désastreux. On parle de biais cognitifs.
Avant d'agir, il est important de passer du savoir à la compréhension.
Le passage du savoir à la compréhension ne peut se faire que si nous laissons du temps à notre cerveau pour le vagabondage intellectuel. Ce n'est pas possible si notre attention est sans arrêt captée ailleurs. Notre cerveau ne sait pas faire deux choses à la fois.
Notons au passage que le vagabondage intellectuel mobilise 90 % des zones de notre cerveau. C'est une activité très riche. Au contraire, lorsque nous sommes en mode réception d'information, 10 % seulement des zones de notre cerveau sont mobilisées.
Trois autres obstacles empêchent la compréhension de ce que nous savons :
- l'excès de routine
- trop d'incertitude
- lorsque nous sommes entourés de trop de personnes semblables
Hum, l'alerte est sévère à l'heure où :
- nous sommes considérablement accaparés par de l'information qui arrive de toute part,
- nous fonctionnons beaucoup par automatisme,
- nous savons si peu de quoi demain sera fait,
- nous choisissons ceux qui nous entourent pour nous ménager un peu de confort.
Au moins, avons-nous des pistes si nous voulons permettre à notre cerveau de passer du savoir à la compréhension pour agir au plus juste. D'ailleurs en lui laissant du temps nous constaterons qu'il est aussi beaucoup plus créatif.
Si je n'agis pas... Attention, danger !
A ce stade, rappelons-nous que si le cerveau perçoit et traite l'information, c'est dans le but d'agir. Tout naturellement, le corps s'y prépare.
Du coup, si je n'agis pas après avoir perçu et traité de l'information, je mets mon corps en danger. En effet, le cortisol fait monter la pression, au risque de l'AVC.
Heureusement, pour toute les fois où j'ai l'impression de ne pas avoir les moyens d'agir, je peux malgré tout libérer la pression en faisant du sport.
Alors, qu'avez-vous mieux compris de votre cerveau ? Quelle passage à l'action cela pourrait-il susciter ?
Je suis curieuse d'en échanger !


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