Découvrant les gros titres occidentaux qui vantent la méditation, les orientaux s'interrogent : mais qu'ont-ils fait de l'esprit du Zen ?!

Non la méditation ce n'est pas pour maigrir, arrêter de fumer, retrouver sa libido. Ce n'est pas d'abord pour soi, c'est altruiste : il s'agit de cultiver l'art de revenir à ce qui est bon, pour soi, pour les autres et pour le monde.

Méditer c'est donner des vacances à son esprit. C'est par exemple lorsque vous jouez de la musique, que vous créez de vos mains, que vous faites du sport. Méditer c'est à chaque fois que vous êtes totalement dans le moment présent, sans aucune distraction.

Méditer c'est aussi lorsque vous vivez l'émerveillement devant un coucher de soleil, ou encore lorsque vous ressentez une profonde gratitude en vous endormant après avoir noté les bonnes choses de votre journée dans votre journal. Alors, vous ne saviez pas que vous étiez méditant !

Méditer c'est donner des vacances à son esprit.

Pour qui veut aller plus loin, méditer c'est s'entraîner à quitter le mental, toutes ces voix intérieures qui interprètent, jugent, imaginent le pire, et qui, sans qu'on y prenne garde, nous font du mal et polluent nos relations.

Méditer c'est s'entraîner à revenir vers le bon, quoi qu'il arrive. C'est par exemple nourrir son coeur de ce qui est beau, bien, bon. Puis s'entraîner à accueillir une émotion désagréable et à la rendre insignifiante par rapport à une autre émotion, agréable, qu'on aura invitée et fait grandir dans tout son être.

Pour contrecarrer la colère on choisira par exemple de cultiver l'amour, pour éloigner la tristesse on choisira de déployer la joie, face à la jalousie on convoquera la satisfaction…

Méditer c'est s'entraîner à revenir vers le bon, quoi qu'il arrive.

Méditer c'est se renforcer de l'intérieur. C'est par exemple cultiver la capacité de ressentir beaucoup d'amour dans son coeur et de l'envoyer aux autres. Quelle plus grande force intérieure pour ne pas se laisser atteindre par leur souffrance ? Quelle plus belle posture, qui plus est contagieuse ?

Méditer c'est se renforcer de l'intérieur.

Hermès Garanger témoigne que trois minutes de méditation apportent une réelle amélioration dans les heures qui suivent. Elle-même a choisi de pratiquer une heure chaque jour, la recommandation du Zen, une très bonne hygiène de vie.

Pour qui a investi un très grand nombre d'heures dans la pratique de la méditation, le cerveau en est durablement transformé, comme Matthieu Ricard dont les scientifiques estiment que le cerveau est beaucoup plus jeune que son âge.

Méditer transforme notre cerveau

Hermès Garanger, quant à elle, médite depuis l'enfance et s'y est consacrée jours et nuits de 15,5 ans à 19 ans. Nul doute que cette pratique a modelé son cerveau d'autant plus qu'il était encore en construction (jusqu'à 25 ans).

Clarté d'esprit, capacité à se protéger des émotions des autres et à réguler les siennes propres… les bénéfices sont immenses, jusqu'à la capacité de mettre la douleur à distance, de ne pas sentir une brûlure, comme l'ont démontré des expériences scientifiques.

Apprendre à méditer jeune et quand on va bien

Mais si Hermès nous encourage à pratiquer, elle nous prévient aussi que ce n'est pas facile d'apprendre lorsque rien ne va plus. Dans de tels moments nous avons surtout besoin d'être accueilli, écouté et soutenu dans un minimum de reconstruction. Aussi elle nous invite à commencer quand nous allons bien.

Et vous, quand donnez-vous des vacances à votre esprit ? Envie de l'entraîner à revenir vers le bon ?

Parlons-en.