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On a toujours eu tendance à mettre sur le dos des jeunes les nouveaux comportements qui nous dérangent.
Anaïs Georgelin* l'illustre à l'aide de citations des millénaires passés. Pourtant ce qu'on dit aujourd'hui des jeunes vis à vis du travail est davantage une question d'époque que de génération. Elle l'affirme et le démontre !
Le rapport au travail a changé
De fait, le développement des burn-out (cramé), bore-out (ennui) et brown-out (manque de sens) concerne toutes les classes d'âge.
De même le développement du freelancing (indépendant, +120 % en 10 ans), du slashing (plusieurs métiers) et du switching (reconversion radicale après de grandes études, 14 % des Bac+5 dans les 2 ans) s'observe pour toutes les générations.
En 2021 on parlait de « grande démission » au États-Unis et 40 % des travailleurs dans le monde envisageaient de quitter leur emploi dans l'année.
Le petit groupe de jeunes que j'accompagnais passait par un creux de motivation et avait eu tendance, ce jour là, à rejeter ce que je proposais.
En fin de journée je rentrais pourtant émerveillée de plusieurs belles productions de leur part. Tandis que je racontais à mon collègue la prise de conscience d'une des participantes, qu'avec le recul elle portait un regard différent sur une expérience qu'elle avait d'abord rejetée, tout s'est éclairé en moi.
Bon sang mais c'est bien sûr ! Voilà ce sur quoi je dois les accompagner. Ils ont tendance à balayer d'un revers de manche tout ce que la vie leur propose – et que leur reste-il après ? – Ils ont besoin d'apprendre à faire le tri, à se donner le temps :
- d'abord ce qu'ils ont observé, analysé, fait, compris…
- seulement ensuite, comment ils ont vécu et apprécié l'expérience
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Là où l'on parlait hier de modes de fonctionnement différents entre hommes et femmes, il est plus juste aujourd'hui de considérer que ce sont des tendances féminines et masculines puisque nous avons tous une part féminine et une part masculine.
En chaque personne une part féminine et une part masculine
Pour autant il reste important de constater ces différences et de les comprendre pour éviter les frustrations explique Paul Dewandre* :
- Masculin préoccupé de compétence (atteindre l'objectif efficacement), féminin de relation (être bien ensemble)
- Masculin très séquentiel, féminin davantage multitâches
- Masculin factuel, féminin émotionnel
- Masculin centré sur ses propres besoins, féminin sur ceux des autres
- Masculin routinier, féminin attiré par la variété
Les besoins aussi sont différents :
Peut-être faudrait-il que j'aille voir un psy ?!
Cette réaction survient parfois dans les échanges avec les personnes qui viennent me rencontrer pour un accompagnement. Longtemps, puisque je suis à la fois coach et thérapeute, j'ai répondu en précisant davantage la différence entre le coaching et la thérapie. Pour autant je n'étais pas bien sûre que cela répondait à leur attente.
Envisager un coaching, une thérapie...
Un jour c'est en pleine séance de thérapie qu'a jailli cette phrase. J'avoue que cela m'a laissée un peu perplexe. N'étions-nous pas justement en train de soigner des blessures du passé et de restaurer la capacité à bien vivre le présent ?
Je n'avais pas encore compris. Bien sûr, cette réaction n'est pas vraiment une question. C'est l'expression d'une peur que la personne laisse échapper dans notre relation parce qu'elle ose s'y accueillir en confiance.
Quand les clients viennent à ma rencontre, ce n’est pas pour discuter, c’est pour que ça change dans leur vie.
A la première rencontre, ils me demandent souvent si j’ai des outils. Oui bien sûr, autant qu’il en faut pour traiter chacune des difficultés qui se présentent.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous en présenter un particulièrement puissant.
Je l’ai récemment utilisé avec Louane.
Louane a 8 ans et elle ne va pas bien du tout : tous les symptômes d’une dépression suite à une évènement traumatique. Depuis ce jour là, Louane a l’impression que, si sa famille ne va pas bien, c’est à cause d’elle. Écrasant pour une enfant de 8 ans !
Les évènements s'ancrent en nous
J’appelle cela un ancrage. L’évènement traumatique a imprimé une marque en elle, en l’occurrence il a créé un court-circuit : ma famille ne va pas bien, c’est à cause de moi.

