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Lorsque quelque chose nous résiste, nous cherchons à comprendre pourquoi.
De fait, lorsque nous trouvons une explication, cela nous permet souvent de lever le blocage et de parvenir à nos fins. Souvent, mais parfois non, et c'est là qu'il devient intéressant de solliciter de l'aide.
J'explique à mes clients que nous allons travailler à un autre niveau.
Qu'importe le pourquoi – ce n'est plus utile à ce stade – nous allons plutôt chercher comment : comment avancer ?
Du pourquoi au comment
De cette façon je les invite à lâcher prise et à se laisser surprendre par ce qui viendra.
Car en effet, ce qui aidera à avancer peut surprendre. Lorsqu'en plein travail, la personne s'arrête un instant pour dire : « je ne vois pas le rapport avec ce qu'on cherche », je l'encourage : « super, vous êtes sur la bonne piste ! » Et c'est vrai, la suite vient toujours le confirmer.
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Aujourd'hui les enjeux environnementaux et sociétaux sont énormes.
Les appels à ouvrir les yeux et à se mobiliser se multiplient. Nous sommes de plus en plus nombreux à les prendre au sérieux... en même temps que nous nous laissons reprendre par nos contradictions.
Les enjeux environnementaux et sociétaux sont énormes
Pour autant, nous sommes vraiment à un point de bascule de la mobilisation :
- consommateurs, qui font de leurs actes d'achat un acte de vote (déjà 11 M d'utilisateurs de Yuka dont la note devient un critère pour le référencement de nouveaux produits dans les grandes surfaces)
- salariés, qui estiment que le sens au travail est important (87 %)
- étudiants, pour qui le sens est le premier critère de choix d'un emploi (70 %)
- législation, avec la notion d'entreprise à mission et l'économie circulaire
- dirigeants, dont certains se positionnent publiquement (24 au G7, 180 aux USA...)
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Face à une décision à prendre, dès lors qu'il y a de l'humain en jeu, il y a de l'incertitude : je ne sais pas comment l'autre va réagir.
Alors, puisqu'il n'y a aucune façon d'échapper à l'incertitude, autant l'embrasser, lance Vincent Desportes* !
Accepter l'incertitude
De toute manière, il est impossible de prévoir ce qui se passera car la réalité n'existe pas : elle n'est que perception, chacun la sienne. Il n'y a de vérités que partielles, relatives, temporaires.
Il est donc utile que je m'entoure de personnes pour éclairer mes trous noirs.
Quoi qu'on en dise, une décision est toujours intuitive.
Rationaliser ne sert qu'à réduire la part d'intuition. A moi donc de développer une bonne intuition et de la conviction, et ce n'est possible qu'à force d'expérience.
S'appuyer sur son intuition
Dans les relations humaines, chacun est la loi de l'autre. Il y a affrontement de volontés et de libertés.
Décider c'est créer un pôle d'attraction en espérant faire converger les volontés libres, à moins qu'il ne se produise l'inverse !
Lorsque nous reconnaissons que notre situation ne nous plaît pas, que nous aimerions vivre autre chose mais que nous n'y parvenons pas, ce n'est pas facile pour autant d'oser solliciter de l'aide, d'envisager un accompagnement.
Des années pour gagner notre autonomie
C'est que nous avons mis une vingtaine d'année, peut-être davantage, à gagner notre autonomie par rapport à nos parents et éducateurs.
Nous avons franchi bien des étapes avant de démontrer que nous pouvions désormais nous débrouiller seul·e. Il nous a même fallu repousser l'aide qu'on nous proposait encore...
C'est ce qu'expriment les plus jeunes lorsqu'ils ont accepté de se laisser accompagner et que nous clôturons l'accompagnement :
- Anthony qui cherchait sa voie : « Cette fois j'ai suffisamment confiance en moi, je vais pouvoir continuer seul. »
- Zoé que ses parents poussaient à choisir : « Maintenant je sais comment choisir, je choisirai quand j'aurai envie ! »
- Cédric qui n'arrivait pas à se lancer dans la vie active : « J'ai bien assez reçu de mes parents pour m'en sortir seul désormais. »
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Je m'en amuse à chaque fin d'accompagnement :
au moment de partir la personne est émue, elle me salue avec beaucoup d'effusion, poignée de main appuyée, regard soutenu... et immanquablement vient la promesse de me donner des nouvelles.
Je suis touchée de ce qui se passe pour elle :
elle est contente du chemin parcouru, elle mesure combien l'accompagnement a été précieux pour en arriver là. Elle est pleine de gratitude et cherche à manifester sa reconnaissance.
Reconnaissance du chemin parcouru
J'apprécie ce moment chaleureux : je suis contente pour elle, pour sa confiance retrouvée dans l'avenir.
Tout le mérite lui revient : celui d'avoir espéré mieux pour elle-même, d'avoir osé solliciter de l'aide, de s'être laissée accompagner et maintenant d'apprécier le changement.
Tout le mérite lui revient et la suite lui appartient.
Je sais par expérience qu'elle ne me donnera pas de nouvelles. C'est normal : j'étais là pour l'aider à retrouver sa pleine autonomie, un moment à ses côtés.
Tandis qu'elle repart confiante, je m'efface derrière elle.

