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Julien sait enfin ce qu'il veut faire dans la vie.
Il a découvert le soin aux animaux. Il se donne à fond comme bénévole. Il veut en faire son métier. Son projet n'emballe guère ses parents qui avait imaginé d'autres études. Et puis, comme il a déjà 24 ans, pour réaliser son projet il veut commencer par gagner son autonomie financière, trouver un travail.
Il semble motivé.
Pourtant, rapidement Julien se décourage. Il a l'impression d'avoir fait tout ce qu'il fallait, sans succès. Il baisse les bras.
« Hey Julien, il ne suffit pas que le hamster saute avec enthousiasme dans la petite roue. Pour la faire tourner, il faut qu'il cavale ! »
La motivation c'est mettre de l'énergie dans la bonne direction et durablement !
Julien a compris et nous savons désormais que l'objectif est de cultiver son endurance à chercher du travail.
Trois pistes à explorer :
Quand est-ce que vous êtes vraiment bien ?
Dans l'eau, avais-je répondu. Je peux passer des heures au fond de la piscine, à descendre et remonter inlassablement. Mon interlocuteur m'avait proposé de m'inspirer de cet exemple pour cultiver le bien-être dans d'autres circonstances.
C'est une méthode éprouvée : s'inspirer de ce qui marche.
Mais cela demande de la méthode justement. Il ne s'agit pas de constater l'écart entre ce qui nous semble idéal et notre résultat du moment. Ce serait décourageant. Non, il s'agit d'analyser les modalités associées à ce bel exemple.
Analyser ce qui favorise la réussite
Ainsi je propose parfois aux personnes de copier quelqu'un qui les inspire.
Cela demande de passer outre l'éblouissement et d'observer les micro comportements, comme on le ferait caché derrière un miroir sans tain : il sourit, il s'avance, il tend la main, il écoute...
Parmi cette quantité de détails, il y en a toujours quelques-uns que la personne se sent capable de copier et la voilà qui prend confiance : elle va le faire !
Chaque dernier dimanche avant la rentrée scolaire, c'est la pétanque de la copropriété, une grande journée de convivialité entre voisins : pétanque, barbecue, animations...
Une journée que j'apprécie beaucoup, en plein air, loin de ce qui nous occupe habituellement, simplement jouer, plaisanter, prendre des nouvelles.
Certains n'osent pas s'inscrire au tournoi ou préfèrent rester sur le bord du terrain.
Pourtant il est vraiment organisé pour tous, avec des équipes redéfinies à chaque partie de façon à multiplier les possibilités d'échanges, puis des équipes mêlant les meilleurs joueurs aux moins habiles pour équilibrer le jeu.
Chacun plaisante sur l'intensité de son entrainement depuis la précédente édition – la plus souvent nulle. L'ambiance est très bon enfant.
Les conseils entre boulistes sont bien sûr de la partie mais plus encore les encouragements et compliments entre voisins et amis, de sorte que chacun se mette à l'aise.
Une ambiance qui met en confiance
Mes clients et patients arrivent généralement avec beaucoup de jugement sur eux-même.
Ils s'en veulent d'en être encore là malgré leur volonté de transformation. Or, si au départ le jugement a pu les piquer au vif et les stimuler, à ce stade il leur fait mal et les démobilise. Il est un obstacle au progrès.
Le jugement démobilise
J'accueille.
Un jour les barrières du jugement et de la culpabilité s'effondrent, les voix qui sifflent « il faut », « je dois » se taisent.
Alors une grande porte s'ouvre. Les ressources bloquées jusque là peuvent produire leurs effets et la transformation commence, parfois impressionnante.
Je salue.
Puis, pour aller vraiment plus loin, vient le moment d'apprendre à prendre soin de soi.
Les personnes sont souvent surprises quand j'évoque cette idée. Elles ont besoin de temps pour en comprendre l'intérêt et pour l'apprivoiser. Elles ont si longtemps pratiqué l'inverse.
Dans mon métier d'accompagnement, et plus encore de supervision des autres professionnels, j'ai appris à être très attentive aux processus parallèles.
Qu'est-ce qu'un processus parallèle ?
Un ami vous sollicite pour l'aider à prendre une décision.
Il commence à vous décrire les différentes possibilités. Vous suivez avec beaucoup d'attention, mais voilà qu'au bout de quelques minutes vous êtes complètement perdu... comme lui.
Il n'a pas tant besoin d'aide pour décider que pour s'y retrouver dans sa réflexion !
Accompagné et Accompagnant sont dans un bateau
L'exemple est simpliste mais c'est bien cela l'invitation des processus parallèles : prêter attention à ce qui se passe pour soi et y mettre des mots.

